Dessins de Charles Percier

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L’architecte et décorateur néoclassique Charles Percier (1764-1838), lauréat du grand prix de Rome en 1786 puis élève de l’Académie de France à Rome, a séjourné en Italie de 1786 à 1791. Il en a rapporté environ 2500 dessins de sites et de monuments. Dans son travail, l’artiste a opté pour la plume, le crayon, la sanguine et l’aquarelle. La majorité de ses œuvres est constituée de croquis et d’esquisses, mais on y trouve également des dessins plus travaillés. Il n’est toutefois pas le seul auteur des dessins : tous deux élèves d’Antoine-François Peyre, Charles Percier et Pierre Fontaine (1762-1853) ont collaboré si étroitement qu’il est souvent difficile de distinguer leurs réalisations respectives.

Ils s’associent en 1794 pour diffuser le goût néoclassique dans leurs projets et publications (par exemple Palais, maisons et autres édifices modernes dessinés à Rome, en 1798, qui les fait connaître). A la demande de l’empereur, leur empreinte sur Paris a été forte : nous leur devons la création de la rue de Rivoli et plusieurs aménagements dans le palais du Louvre, notamment la cour Carrée avec la création d’une aile longeant la rue de Rivoli, et l'arc de triomphe du Carrousel. Bien que certains de leurs projets ne voient pas le jour (tel le palais du Roi de Rome qu’ils envisagent un temps d’édifier sur la colline de Chaillot), leur association se prolonge jusqu’en 1844, et produit des aménagements de style «Empire» puis néoclassique pour des demeures prestigieuses (châteaux de Saint-Cloud, Fontainebleau, Compiègne, etc.).

Percier fut élu membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1811 et enseigna à l’Ecole des Beaux-Arts. Parmi les 14 volumes de dessins, cotés Ms 1006 à 1019, que conserve la Bibliothèque de l’Institut, quatre contiennent des croquis faits en France et dix concernent son voyage à Rome et en Italie.

En 1838, Charles Percier légua à l’Académie des Beaux-Arts des recueils de ces dessins, déposés ensuite à la bibliothèque de l'Institut. Le fonds s'enrichit de divers dons ultérieurs de ses élèves entre lesquels il avait partagé ses dessins :  le tome VII provient d'un don de Mme François Debret en 1850, et le tome XIII d'un legs de Nicolas-Auguste Caristie en 1863.

La reproduction numérique de la collection est le fruit d'un partenariat engagé en octobre 2010 entre l’Institut national d’histoire de l’art et l’Institut de France. Ce travail a été confié à la Réunion des musées nationaux.




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